A la une >>

Tribune de Sylvia Pinel et Harlem Désir

13 novembre 2014

Tribune de Sylvia Pinel, ministre du Logement, de l’Égalité des territoires et de la Ruralité et Harlem Désir, secrétaire d’État chargé des Affaires européennes.

Chaque jour l’Europe accompagne des projets dans nos territoires. L’isolation thermique de logements sociaux, la recherche technologique de pointe, le déploiement de réseaux à très haut débit, la construction de stations d’épuration, la formation tout au long de la vie ou l’aide à l’installation de jeunes agriculteurs sont autant d’exemples de la diversité des projets que l’Union européenne accompagne.

L’Europe agit ainsi concrètement à nos côtés. Si nous voulons que nos concitoyens retrouvent goût dans le projet européen, c’est cette réalité qu’il nous faut mettre en lumière.

Entre 2014 et 2020, la France va ainsi bénéficier d’une enveloppe de 26,7 milliards d’euros au titre des fonds structurels et d’investissement. Nous sommes tombés d’accord, l’été dernier, avec la Commission européenne sur le cadre d’utilisation de ces crédits européens. Chaque région est en train d’en négocier le mode d’emploi adapté à ses spécificités, à ses atouts, à ses priorités de développement, pour favoriser la croissance et la création d’emplois dans nos territoires.

Très concrètement, en France, ces subventions se traduiront par 7, 7 milliards d’euros en faveur de l’innovation, du soutien aux petites et moyennes entreprises et des infrastructures de très haut débit ; par 9,8 milliards d’euros en faveur de l’économie à faible intensité de carbone, la transition énergétique et la gestion rationnelle des ressources et par 7,5 milliards d’euros pour la promotion de l’emploi durable, la mobilité de la main d’œuvre, l’éducation, la formation, l’apprentissage et la lutte contre la pauvreté. L’Europe veillera en particulier à soutenir les jeunes dans les régions où leur taux de chômage est très élevé (supérieur à 25 %) grâce à l’Initiative pour l’emploi des jeunes.
Le recours à ces fonds doit répondre aux préoccupations des citoyens européens. C’est pourquoi le Président de la République a fait le choix d’un nouveau mode de pilotage : ce sont désormais les régions métropolitaines et d’outre-mer qui sont en charge de la gestion de ces financements. C’est un nouvel acte de décentralisation, un signe de confiance dans la capacité des acteurs locaux à porter les projets les plus pertinents pour le développement des territoires, pour relever les défis auxquels nos concitoyens sont confrontés.

Ainsi, aux côtés de l’État, des collectivités territoriales, des entreprises et des associations, l’Europe agit au niveau local pour insuffler une dynamique commune d’investissement. En retour, les territoires européens sont à l’initiative de projets structurants qui servent la croissance du continent. C’est également l’enjeu de cette politique, qui assure une certaine cohésion économique, sociale et territoriale à l’échelle de l’Europe.

Ces leviers essentiels d’investissement et de réponse à la crise trouveront un écho dans le grand plan d’investissement de 300 milliards d’euros que le Président de la Commission européenne doit proposer dans les prochaines semaines. Nous sommes pleinement mobilisés afin que ces moyens soient mis au service de la croissance et de l’emploi. C’est cette idée de l’Europe qui est au cœur de notre action.