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Sécheresse

3 septembre 2013| Mis a jour le 5 mars 2014

Les sols argileux peuvent présenter des modification de volume en fonction des variations de la teneur en eau du terrain. Lors des périodes de sécheresse, le manque d’eau entraîne un tassement irrégulier du sol en surface : on parle de retrait. À l’inverse, un nouvel apport d’eau dans ces terrains produit un phénomène de gonflement. Pour des pays comme la France au climat tempéré, les argiles sont souvent proches de leur état de saturation, si bien que leur potentiel de gonflement est relativement limité. En revanche, elles sont souvent éloignées de leur limite de retrait, ce qui explique que les mouvements les plus importants sont observés en période sèche.

La lenteur et la faible amplitude du phénomène de retrait-gonflement le rendent sans danger pour l’Homme. Néanmoins, l’apparition de tassements différentiels peut avoir des conséquences importantes sur les bâtiments à fondations superficielles, notamment dans les maisons individuelles.

Ceci se traduit par des fissurations en façade, souvent obliques et passant par les points de faiblesse que constituent les ouvertures. Les désordres se manifestent aussi par des décollements entre éléments jointifs (garages, perrons, terrasses), ainsi que par une distorsion des portes et fenêtres, une dislocation des dallages et des cloisons et, parfois, la rupture de canalisations enterrées (ce qui vient aggraver les désordres car les fuites d’eau qui en résultent provoquent des gonflements localisés).

L’épisode de sécheresse exceptionnelle de 2003, particulièrement important, a occasionné des dommages dans les bâtiments de plus de 8000 communes, pour un coût total d’environ un milliard d’euros.

Afin de contribuer à prévenir ces désordres, il importe de délimiter les secteurs a priori sensibles. A la demande du ministère, le bureau de recherches géotechniques et minières (B.R.G.M www.brgm.fr ) dresse, pour l’ensemble du territoire métropolitain, des cartes d’aléa défini de manière qualitative. Ce programme de cartographie, débuté en 1997, devrait se poursuivre jusqu’en 2010. Il est financé en partie par le Fonds de Prévention des Risques Naturels Majeurs et en partie par la dotation de service public du BRGM, allouée par le Ministère de la Recherche. Cette cartographie nationale est librement accessible sous le site www.argiles.fr

Publications

Sécheresse et construction sur sols argileux : réduire les dommages (PDF- 718.8 ko)

Plaquette : Agence Qualité Construction, Ministère/DGPR, DGALN ; novembre 2004

Le retrait-gonflement des argiles : comment prévenir les désordres dans l’habitat individuel ? (PDF- 2.7 Mo)


Guide Ministère/DGPR ; Août 2007