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Remise du 21ème rapport sur l’état du mal-logement en France

28 janvier 2016

Sylvia Pinel a prononcé un discours lors de la remise du 21ème rapport sur l’état du mal-logement en France le jeudi 28 janvier 2016

Monsieur le Président, Monsieur le Délégué général, Mesdames et messieurs les présidents d’organismes HLM, Mesdames et messieurs les présidents d’associations, Mesdames et messieurs les parlementaires, Mesdames et messieurs les élus, Mesdames, Messieurs,

C’est un grand plaisir pour moi que d’être parmi vous, pour la présentation de ce 21ème rapport sur l’état du Mal-Logement en France.
Comme chaque année, sa publication constitue un rendez-vous majeur et, il a été remis hier officiellement, au Président de la République.

Vos rencontres d’aujourd’hui, sont l’occasion de faire la rétrospective de l’année 2015, en matière de logement.

Vos interventions liminaires, M. le Président, M. le Délégué Général, tout comme les vidéos que nous venons de voir, nous en rappellent les grandes tendances.

Et cette année, vous avez choisi d’articuler la problématique du mal-logement, à celle de la santé.

Mon propos devant vous ne prétend pas l’exhaustivité. Eu égard à l’ampleur du rapport, je ne pourrai en aborder tous les sujets. Vous me permettrez plutôt, de vous présenter les grandes orientations et l’action du gouvernement.

Ainsi que les principaux points de notre feuille de route, en fonction des publics et les réponses aux différentes formes du mal-logement.

Vous l’avez dit, notre pays compte à ce jour environ 141.000 personnes sans-abri, votre rapport indique que 13.000 restent sans solution de logement ou d’hébergement.

Nous mesurons, à l’aune de ces chiffres, les efforts importants qu’il nous reste à accomplir.

Et personne ne peut se résoudre à ce que tant d’hommes et de femmes dorment dans la rue, ou meurent dans la rue.
Notre objectif, et je sais que vous le partagez, est bien l’accès au logement pour tous.
C’est pourquoi, depuis 2012, nous avons pris plusieurs décisions pour avancer et trouver des solutions.

En matière d’hébergement, nous sommes passés de 82.000 à plus de 110.000 places disponibles. Par ailleurs, nous avons aussi doublé notre production de logement adapté, qui atteint aujourd’hui 210.000 places.

Pour la seule année 2015, ce sont au total plus de 7.000 places d’hébergement d’urgence qui ont été créées ; 13.000 places supplémentaires ont aussi été ouvertes pour faire face aux besoins de la période hivernale.

Ces places, au nom du principe d’inconditionnalité de l’accueil, sont bien-sûr ouvertes et accessibles à tous.

L’afflux soutenu de réfugiés sur notre territoire nous a conduits à un effort inédit, dans un calendrier très contraint.

Si l’accueil des réfugiés, dans des conditions dignes, répond à une exigence humaine, il nous est revenu de l’organiser rapidement, dans le cadre notamment des accords conclus au niveau européen.

Les campements apparus cet été, à Paris et la dégradation spectaculaire de la situation à Calais, nous a conduit, avec Bernard Cazeneuve, à augmenter de manière considérable nos capacités d’hébergement généraliste et spécialisé.

Le nombre de places disponibles en centre d’accueil pour demandeurs d’asile passera ainsi de 25.000 à 40.000 places d’ici 2017.

En dehors des CADA, cette politique a permis de proposer des d’hébergements à plus de 4.000 personnes en Ile-de-France et 2.000 autres qui occupaient la lande de Calais dans les conditions très difficiles.

La plupart des réfugiés ont demandé l’asile en France et sont donc progressivement orientées vers le dispositif national d’accueil dédié. Mais notre objectif est qu’une fois libérées, ces places puissent être pérennisées et réutilisées en fonction des besoins du territoire où elles se situent.

La mobilisation de HLM vacants pour les personnes qui obtiennent le statut de réfugiés a aussi permis de loger 500 personnes et nous souhaitons porter ce nombre à 5.000 en 2016. (.../...)

Le discours dans son intégralité : Remise du 21ème rapport sur l’état du mal-logement en France (PDF- 158.9 ko)