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Première réunion de l’Alliance mondiale pour le bâtiment

19 avril 2016| Mis a jour le 8 juillet 2016

A l’occasion de la première réunion de l’Alliance mondiale pour le bâtiment et la construction, les 18 et 19 avril 2016, Emmanuelle Cosse a adressé un message vidéo aux membres de cette coalition. Elle a souligné l’intérêt et l’implication de la France pour la réduction des gaz à effet de serre (GES) dans le secteur du bâtiment.

L’engagement des acteurs non-étatiques à l’échelle internationale

La Conférence de Paris sur le climat (COP21) a été l’occasion de signer et promouvoir une alliance globale des acteurs non-étatiques du secteur du bâtiment et de la construction. Lancée lors de la journée d’action consacrée aux bâtiments (Building day), l’Alliance mondiale pour les bâtiments et la construction rassemble vingt Etats et plus d’une cinquantaine d’acteurs.

Lancement de l’Alliance mondiale pour le bâtiment

Chaque acteur s’y engage, en fonction de ses capacités, à mener des actions de réduction des gaz à effet de serre (GES). La tenue de ces engagements fera l’objet d’un suivi et d’un bilan lors des prochaines COP. La première réunion de travail a permis de définir conjointement le système de gouvernance, de financement et le calendrier de travail de la coalition.

Les membres de l’Alliance mondiale

► 20 pays : Autriche, Brésil, Cameroun, Canada, Finlande, France, Allemagne, États-Unis, Japon, Mexique, Maroc, Norvège, Sénégal, Singapour, Suède, Tunisie, Dubai, Ukraine, Arménie, Vietnam.
► 8 grands groupes : Lafarge Holcim, Saint Gobain, Velux, Consolidated Contractors Company, Danfoss, Veolia, Sekisui House, Suez Environnement.
► Plus de 50 organisations nationales et internationales, réseaux de professionnels ou financeurs.

La réduction les gaz à effet de serre dans le bâtiment

Le secteur du bâtiment représente un fort potentiel pour lutter contre le réchauffement climatique. Les bâtiments et constructions représentent un tiers des émissions de GES. A l’heure où les projections indiquent que la surface construite dans le monde va presque doubler d’ici 2050, la mobilisation de tous les acteurs permettra d’atteindre des objectifs ambitieux de réduction des émissions.

50% La France a pour objectif de réduire de 50% sa consommation énergétique en 2050 par rapport à la référence 2012.

La ministre a souligné la nécessité d’accélérer la transition énergétique des logements pour répondre à ces objectifs, en donnant la priorité au traitement de la précarité énergétique. D’ici à 2020, les nouvelles constructions feront toutes l’objet d’un renforcement de leurs performances énergétiques avec la généralisation des bâtiments à énergie positive.

Bâtiment à énergie positive : qu’est-ce que c’est ?

Un bâtiment à énergie positive (BEPOS) produit plus d’énergie qu’il n’en consomme. Sa conception permet de réduire les dépenses énergétiques (chauffage, électricité, ventilation) tout en mettant en place de système de production d’énergie renouvelable.

L’accompagnement du réseau des professionnels du bâtiment

Depuis 2009, Plan Bâtiment Durable fédère, en France, un large réseau d’acteurs du bâtiment et de l’immobilier autour d’une mission commune : atteindre les objectifs d’efficacité énergétique de ce secteur. Il permet la collaboration de tous les membres de la filière pour mettre en œuvre la transition énergétique dans la construction et la rénovation.

"La transition énergétique dans le bâtiment serait inenvisageable sans l’engagement de l’ensemble des professionnels et des partenaires de la chaîne de production du bâtiment."
Emmanuelle Cosse

La ministre a rappelé l’engagement du gouvernement pour accompagner la montée en compétence des professionnels et des partenaires de la chaîne de production du bâtiment :

  • en créant le Conseil supérieur de la construction et de l’efficacité énergétique, qui rassemble maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre, promoteurs, entreprises, bureaux d’études, industriels ;
  • en consacrant 50 millions d’euros à la formation.