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Bâtiment et construction

Plomb

Publié le vendredi 4 octobre 2013

Bilan des effets sur la santé (saturnisme) et politique de prévention dans l’habitat. Le point sur les réglementations concernant le plomb dans les peintures et dans les canalisations d’eau potable.

Plomb et santé

4 octobre 2013 | Mis à jour le 5 mars 2014


Le plomb est un métal très présent dans notre environnement quotidien.
Dans l’habitat, jusque dans les années 1950, il entrait dans la composition de certaines peintures (céruse). Ces revêtements, souvent recouverts par d’autres depuis, peuvent se dégrader avec le temps, l’humidité (fuites, condensation du fait d’une mauvaise isolation et de défauts d’aération) ou lors de travaux (ponçage par exemple) : les écailles et les poussières ainsi libérées sont alors sources d’intoxication.

Le plomb laminé est quant à lui encore employé pour assurer l’étanchéité des balcons ou des rebords de fenêtres.

Le plomb a également été utilisé autrefois pour la fabrication de canalisations des réseaux intérieurs et de branchements publics d’eau potable, ce qui explique qu’on peut le détecter parfois dans l’eau du robinet.

Effets sur la santé

L’ingestion ou l’inhalation du plomb peut avoir divers effets toxiques aigus (anémie, troubles digestifs) et chroniques (atteintes du système nerveux).

Les enfants, et plus particulièrement ceux âgés de moins de 6 ans, ainsi que les femmes enceintes constituent la population la plus exposée au risque d’intoxication par le plomb.

Cette intoxication, appelée saturnisme, entraîne des troubles à l’acquisition de certaines fonctions cérébrales supérieures et peut être la cause de retards intellectuels, de difficultés d’apprentissage, de troubles psychomoteurs, de troubles de l’attention, d’irritabilités, de troubles du sommeil et même d’un ralentissement de la croissance.

Politique de prévention dans l’habitat

Si le saturnisme infantile a vraisemblablement régressé au cours des dernières années, il demeure néanmoins un problème majeur de santé publique puisque 500 nouveaux cas sont signalés chaque année en France.

Les peintures contenant du plomb, couramment utilisées jusqu’à la moitié du 20ème siècle dans l’habitat, constituent la principale origine des cas répertoriés.

C’est pourquoi la loi d’orientation contre l’exclusion du 29 juillet 1998 et la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique ont renforcé les mesures d’urgence et les mesures générales de prévention en matière de lutte contre le saturnisme lié à l’habitat.