A la une >>

Bâtiment et construction

Les rendez-vous du patrimoine

Publié le mercredi 7 septembre 2016

[1/5] Enquêtes sociologiques sur l’habitat défectueux (1951-1953)

31 août 2016 | Mis à jour le 1er septembre 2016

Le ministère du Logement et de l’Habitat Durable vous propose une série de cinq rendez-vous consacrée à son patrimoine photographique, enrichi de réalisations cinématographiques d’époque, produites ou co-produites par le ministère. Ces archives photographiques et historiques portent un témoignage unique sur les missions du ministère : la reconstruction, la construction et le logement en France.

Enquêtes sociologiques sur l’habitat défectueux (1951-1953)

Dans l’immédiate après-guerre, l’ampleur des destructions met en sommeil la question de l’habitat insalubre. C’est en 1948 que la direction de l’aménagement du territoire du ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme (MRU) comprend la nécessité de conduire des études préalables. Robert Auzelle, urbaniste en chef du ministère, est nommé à la tête d’un centre d’études qui travaillera avec des sociologues, le Musée de l’Homme ou encore le CNRS. L’idée est de substituer à la notion d’immeuble et d’îlot insalubre celle de l’habitat défectueux, qui prenait en compte des unités d’habitation en s’intéressant notamment à la sociabilité des habitants. On recherchait les causes des dysfonctionnements dans l’état matériel des bâtiments mais aussi dans la sociologie et la psychologie des habitants. L’objectif était de supprimer ce qui était appelé les « taudis », en liaison avec la rénovation urbaine et le développement de constructions neuves.

Durant les années 1950 à 1954, une cinquantaine d’enquêtes ont été menées selon cette méthode par les services départementaux de l’Urbanisme et de l’habitation. Cinq d’entre elles, à Rouen, au Petit-Quevilly, au Chambon-Feugerolles, à Pantin et à Montreuil, ont été photographiées par le service photographique du ministère.

Enquêtes sociologiques sur l'habitat défectueux (1951-1953)

Le saviez-vous ?

Peu de temps après sa création en novembre 1944, le ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme (MRU) décide, dès mars 1945, de mettre en place un service photographique afin de rendre compte de ses missions sur le terrain. Le MRU deviendra le Ministère de la Reconstruction et du Logement en 1953. L’objectif est d’assurer la promotion de ses actions mais aussi, par des photographies des projets, des maquettes ou des états des lieux, de contribuer aux décisions nécessaires à la reconstruction des villes détruites. À l’instar des commandes de photographies d’entreprise ou d’administration, l’ensemble vise à constituer une banque d’images disponibles pour la communication interne, les salons et expositions, la presse spécialisée, la publicité, la documentation et l’archivage.

En quelques dates

Entre 1945 et 1979, la photothèque enregistre ainsi dans les cahiers d’inventaires 67 000 négatifs noir et blanc et 8 000 diapositives couleur, produits par les photographes des ministères de la Reconstruction et de l’Urbanisme (1944-1953), de la Reconstruction et du Logement (1953-1958), de la Construction (1958-1966), puis de l’Équipement (à partir de 1966).