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Les outils de l’Atelier des territoires

25 septembre 2013 | Mis à jour le 5 juillet 2016

La représentation spatiale et graphique, outil du concepteur

Outil de pédagogie mais aussi moyen interactif et itératif de co-élaboration du projet, c’est un outil de dialogue et de transversalité permettant d’interroger les dynamiques et les projets en cours, les modes d’organisation spatiale, le système d’acteurs, les géométries de gouvernance et les échelles d’action.

Le croisement des échelles

La démarche de l’Atelier des territoires conduit à définir le territoire pertinent pour apporter des réponses aux questions posées, mais elle propose aussi des illustrations à des échelles plus précises pour faire démonstration de la faisabilité de la stratégie. Inversement, la stratégie à l’échelle du grand territoire se nourrit des projets locaux.
Des visites de sites avec les élus qui expliquent leur vision du territoire et apportent une compréhension sensible des enjeux et des projets qu’ils portent.

Des séances en mode atelier sur site

Ce sont des séances de travail en configuration restreinte (20 personnes environ) qui réunissent l’Etat, les élus, leurs services et l’équipe-projet. La présence de chacun est indispensable pour assurer le processus de validation continue de la stratégie de territoire.
Des rencontres intermédiaires aux séances d’ateliers pour permettre des échanges plus approfondis avec les élus locaux, leurs services autour des pistes de projets envisagées par l’équipe projet.
Elles peuvent consister en des rencontres avec les élus en mairie afin de prendre un pilotage par l’Etat (maîtrise d’ouvrage) de l’équipe-projet (assistance à maîtrise d’ouvrage) qui oriente le projet : la stratégie qui est issue de l’Atelier des territoires n’est pas le projet de territoire idéal mais c’est celui qui a permi aux élus de se placer dans une dynamique de projet en intégrant les enjeux majeurs pour l’Etat. Le déploiement opérationnel de cette stratégie sera ainsi possible.
Un temps court par rapport à celui de l’aménagement mais qui doit se prolonger dans les échanges qui en découleront entre l’Etat et les élus. Un Atelier se déroule sur une période d’un an avec un délai de trois à quatre mois entre l’atelier 1 de prise de connaissance du territoire avec les élus et l’atelier 2 de premières pistes de stratégie de territoire. Un délai de 2 à 3 mois est prévu avant l’atelier 3 pour laisser à l’équipe le temps d’affiner sa stratégie au vue des éléments de l’atelier 2 et des rencontres intermédiaires qui seront nécessaires.
Le temps de l’Atelier ne doit pas être trop long pour tirer profit de la dynamique créée par les séances d’atelier.

Une approche comparative

L’Atelier des territoires s’appuie sur trois sites minimum par région et par thème pilotés par une même équipe DREAL et bénéficiant de la même équipe projet. Cela permet de pouvoir tirer des conclusions consolidées et de légitimer des montées en généralité.

Une équipe-projet

Porteuse d’un regard neuf et extérieure au site, l’équipe-projet doit être force de proposition pour la stratégie de territoire. Elle doit faire preuve de pédagogie et d’adaptation pour :

  • convaincre et faire partager la stratégie de territoire aux élus : pas forcément le meilleur projet mais la stratégie de projet qui fait sens, celle qui est réaliste et amène les élus à prendre pleinement conscience de leur rôle dans l’aménagement et l’urbanisme de leur territoire,
  • adapter la stratégie aux enjeux locaux,
  • prendre en compte dans une approche globale les différents enjeux du territoire et les décliner en opérations concrètes et phasées.

Elle doit pouvoir faire valoir une expérience reconnue auprès des élus et être en mesure de mobiliser l’expertise locale : services de l’Etat, services des collectivités territoriales, chambres consulaires, agences d’urbanismes, bureaux d’études locaux ou auprès des élus, des experts indépendants, des associations locales, …

L’équipe projet fournit les esquisses, dessins, maquettes et autres supports de travail de l’Atelier. Elle remet un rapport de synthèse et une feuille de route acceptée par les élus et l’Etat local pour chaque site.