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Le Grand Paris : les transports

12 août 2013| Mis a jour le 3 octobre 2013

Les transports en commun sont un volet essentiel du Grand Paris. 8,5 millions de voyageurs empruntent quotidiennement les transports en commun en Île-de-France. Le temps de transport quotidien n’a cessé d’augmenter pour atteindre 1h20, contre dix minutes il y a 60 ans. Et les infrastructures ferroviaires d’Île-de-France, qui accueillent près de 40 % du trafic national sur seulement 10 % du réseau, ont besoin d’être modernisées et développées pour faire face à l’augmentation importante du trafic (21 % en dix ans).

Le Nouveau Grand Paris : pour répondre aux besoins de tous les Franciliens


Le gouvernement et les collectivités territoriales portent ensemble la réalisation d’un ambitieux projet de modernisation et de développement des transports en Île-de-France, qui articule de manière cohérente les besoins de modernisation et d’extension du réseau existant, et la réalisation de nouvelles lignes de métro automatique : c’est le Nouveau Grand Paris.


Les investissements des opérateurs publics pour améliorer la fiabilité d’exploitation du réseau existant, le plan de mobilisation et le Grand Paris Express seront mis en œuvre de manière concomitante. Le Nouveau Grand Paris sera ainsi achevé à l’horizon 2030, pour un financement global de près de 27 milliards d’euros. 6 milliards d’euros seront en outre consacrés à la rénovation et au renforcement du réseau existant (c’est trois fois ce qui est dépensé actuellement et le double de ce qui était jusqu’à présent prévu).

Une certaine idée de la solidarité


L’Ile-de-France représente 30% de la richesse nationale, mais c’est aussi une région où se concentrent les difficultés de vie quotidienne, en particulier pour se déplacer. Le Nouveau Grand Paris, c’est donc aussi une certaine idée de la solidarité, c’est l’égalité des territoires. Il faut redessiner la région dans la logique d’un meilleur équilibre entre l’est et l’ouest, entre Paris et sa banlieue, entre territoires riches et pauvres.


C’est un enjeu de qualité de vie en Île-de-France, pour que les conditions d’exploitation du réseau soient plus fiables, plus confortables, et apportent une meilleure qualité de service aux usagers. À moyen terme, 90 % des Franciliens habiteront à moins de 2 km d’une gare. Et le temps de transport quotidien, qui n’a cessé d’augmenter, redeviendra raisonnable.


C’est un enjeu de solidarité au sein de la région, par le désenclavement des territoires les plus pauvres de l’Île-de-France, qui ont besoin d’un accès facilité aux zones d’emploi (en 25 ans, les déplacements dans les territoires en difficulté ont augmenté de 50 %).
C’est un enjeu d’attractivité de l’Île-de-France et de la France, car le développement équilibré de la région capitale est un sujet d’intérêt national.


C’est un enjeu d’emploi, avec environ 15 000 emplois induits chaque année par les travaux, puis plus encore, une fois les projets mis en service, grâce à une meilleure efficacité du système métropolitain qui bénéficiera à toutes les entreprises.

Améliorer et renforcer l’existant


Le transport du quotidien est pour beaucoup de Franciliens synonyme d’inconfort, de retard, de stress. En 2012, le Syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF) a renouvelé les contrats d’exploitation de la RATP et de la SNCF, en mettant au cœur de leur action la qualité de service. Mais davantage encore peut être fait par les opérateurs, avec des coûts maîtrisés, pour améliorer le service rendu aux usagers d’ici 2017 : amélioration de l’information, aménagement d’espaces d’attente dans les gares, construction de voies de retournement de trains pour gérer de manière plus souple les perturbations du trafic.
La région Île-de-France, l’État, les départements et le Syndicat des transports d’Île-de-France (Stif) ont convenu en 2011 d’un Plan de mobilisation historique de plus 12 milliards d’euros comprenant notamment le prolongement du RER E à l’ouest, des prolongements de ligne de métro, la création de bus à haut niveau de service et de tramways, la modernisation des RER, l’amélioration du Transilien...
Une grande partie de ces opérations est engagée, en cours d’enquête publique ou d’études avancées. Plusieurs d’entre elles entreront prochainement en phase de réalisation. Ces projets seront menés à terme grâce à un financement sécurisé de 6 milliards d’euros à échéance 2017. C’est trois fois ce qui est dépensé aujourd’hui ; c’est le double de ce qui était jusqu’à présent prévu.

Construire et développer le nouveau réseau


Avec près de 200 km de voies et 72 nouvelles gares, le Grand Paris express va redessiner la région Île-de-France. Ces nouvelles lignes de transports en commun permettront de réduire les durées de déplacement et vont générer construction de logements et activité économique. Mené de front avec la modernisation des réseaux existants, avec lesquels il sera interconnecté, le Grand Paris express permettra de renforcer l’égalité entre les territoires de la région Île-de-France, en desservant certains bassins d’habitation aujourd’hui enclavés, en offrant un maillage complet et une desserte affinée du territoire francilien.


Les capacités, des gabarits et des systèmes ferroviaires prévus dans le projet initial ont été optimisés et adaptés à la réalité des prévisions de trafic, de façon à réduire les coûts, mais aussi à construire un projet plus sobre et respectueux des zones agricoles, naturelles et forestières.


Ainsi, trois types de métro automatiques seront mis en place :

  • un modèle très capacitaire pour la zone dense (comparable au métro parisien),
  • un métro rapide de moyenne capacité et par endroits en surface pour le grand Est (Clichy-Montfermeil) et vers Roissy,
  • enfin un système plus léger en surface pour Orly- Versailles via Saclay.


Les futures lignes du Grand Paris Express vont recevoir des appellations dans la lignée du métro parisien. Ainsi la rocade la plus proche de Paris deviendra la ligne 15, les autres s’appelleront lignes 16, 17 ou 18. Les constructions seront lancées en parallèle et se complèteront au fur et à mesure, les tronçons s’enchaînant les uns aux autres de manière continue, en commençant par le tronçon Pont de Sèvres – Noisy-Champs de la ligne 15, la ligne 14 vers le nord, les tronçons Noisy-Champs – Le Bourget de la ligne 16, Massy – plateau de Saclay de la ligne 17.

Le Grand Paris Express : trois projets interconnectés aux lignes existantes
> Une rocade ou ligne 15 métro ferré et enterré de capacité équivalente à celle du métro parisien, désaturant la zone dense en une spirale interopérable Noisy-Champs, Champigny Centre, La Défense, Saint-Denis-Pleyel, Rosny-Bois-Perrier, Champigny Centre.
> Des transports automatiques à capacité adaptée pour la desserte des territoires en développement : ligne 16 de Noisy-Champs à Pleyel via Clichy-Montfermeil et Aulnay sous Bois, ligne 17 de Pleyel au Mesnil Amelot en passant par Le Bourget (tronc commun avec la ligne 16), Gonesse et Roissy, et ligne 18 d’Orly au plateau de Saclay via Massy Palaiseau, prolongée à Versailles.
> Des prolongations de lignes de métro existantes lorsque cela est pertinent et permet d’aller plus vite : ligne 14 au nord, de Saint Lazare jusqu’à Saint Denis Pleyel, et, au sud, d’Olympiades à Orly ; ligne 11 vers l’est de Mairie des Lilas à Noisy-Champs via Rosny-Bois-Perrier, si cette option est confirmée.