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L’emploi : agir en direction des personnes et des territoires

2 octobre 2013 | Mis à jour le 4 mars 2014

Les disparités territoriales d’emploi sont fortes en France, à différentes échelles : entre quartiers, entre communes, et même entre départements ou entre régions. Une politique d’égalité des territoires s’attache à réduire ces disparités, par des actions en direction des territoires eux-mêmes et des personnes les plus en difficulté.

Avec le logement et la santé, l’emploi est une préoccupation prioritaire des Français. Certains territoires, en particulier les zones sensibles, cumulent les difficultés : concentration de personnes à faible niveau de qualification, taux de chômage plus élevé que la moyenne nationale, éloignement des centres-villes et des bassins d’emploi. Les politiques territoriales, en fonction de leur spécificité locale, combinent plusieurs actions : la formation, l’accessibilité – le transport est déterminant dans la quête et le maintien dans un emploi –, la densification urbaine pour rapprocher les emplois des lieux d’habitation. Mais certaines villes ou agglomérations ont plus de moyens que d’autres pour agir. Ainsi une grosse agglomération, avec un réseau de transport dense, une offre de logements abondante et un vivier d’entreprises important pourra offrir aux habitants des opportunités professionnelles.

Pour les territoires les plus en difficulté, les actions doivent être concentrées pour enclencher une dynamique de création d’activité et d’emploi.

La politique du Gouvernement se concentre sur :

  • les aides en faveur de la création d’emploi. Ainsi, le dispositif des emplois francs permet à l’entreprise de bénéficier d’une aide forfaitaire de 5 000 euros pour l’embauche d’un jeune vivant dans une zone urbaine sensible. Cette mesure est complémentaire du dispositif des emplois d’avenir, dont 30 % sont réservés aux jeunes des territoires prioritaires (territoires ruraux et zones urbaines sensibles), ainsi que des contrats de génération ;
  • l’animation d’une dynamique d’entreprise et de développement économique au niveau local. Le Gouvernement soutient, à hauteur de 3 millions d’euros, la création des pôles territoriaux de coopération économique, regroupements d’entreprises, d’associations et d’acteurs locaux (instituts de formation par exemple) sur un bassin d’emploi. Ces « clusters », respectent les principes fondamentaux l’économie sociale et solidaire, mais accueillent également des entreprises « traditionnelles ». Ils ont vocation à créer et à faire émerger de l’innovation socio-économique dans les territoires, et à créer de l’emploi local. Ils contribuent à la reconversion écologique, économique et sociale du territoire.

Cas concret : l’exemple de la Seine-Saint-Denis :