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Journée mondiale du refus de la misère

17 octobre 2013 | Mis à jour le 24 juin 2015

Dans le cadre de la journée mondiale du refus de la misère, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault s’est rendu, en compagnie de Cécile Duflot, ministre de l’Égalité des territoires et du Logement, à Alfortville pour visiter une pension de famille de la Fondation Abbé-Pierre (FAP).

Créée en 1987, la Journée mondiale de lutte contre la misère est l’occasion de mettre en lumière le combat, au quotidien et sur le terrain, pour la solidarité et la dignité des personnes en situation de pauvreté ou d’exclusion. C’est pour saluer cet engagement que le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, s’est rendu, jeudi 17 octobre, en compagnie de Cécile Duflot, ministre de l’Égalité des territoires et du Logement, et de Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l’exclusion, dans une pension de famille hautement symbolique.

Dernier lieu de vie de l’abbé Pierre, fondateur du mouvement Emmaüs, cette demeure située à Alfortville vient d’être réhabilitée en pension de famille et se compose de 18 logements très sociaux. Le Premier ministre et les deux ministres ont pu visiter quelques appartements et rencontrer des résidents qui viennent d’y emménager.


20 personnes en situation de précarité sociale logées

Les pensions de famille proposent des solutions de logement semi-collectives qui donnent la possibilité aux personnes en situation d’exclusion de vivre indépendamment, tout en partageant du temps avec les autres résidents (activités, repas…). On compte en France 38 pensions de famille Fondation Abbé-Pierre.

La pension de famille d’Alforville est composée de 18 logements d’une surface de 16 à 27 m2. Les résidents peuvent vivre dans un logement indépendant tout en bénéficiant d’espaces de convivialité dans lesquels se déroulent des activités collectives. Deux hôtes sont présents au quotidien pour conseiller, soutenir et orienter les résidents dans leur démarche de réinsertion.

Les travaux de réhabilitation, réalisés par le bailleur social associatif Freha, ont duré 17 mois et ont été subventionnés par l’État à hauteur de 25,5 %. L’ensemble immobilier a été rénové et restructuré en tenant compte la dimension environnementale, avec l’installation de deux chaufferies collectives gaz, d’une isolation thermique performante et de la production d’eau chaude par capteur solaire.

En fin d’après-midi, à l’invitation de l’association ATD Quart monde, Cécile Duflot s’est rendue sur le parvis des Droits de l’homme et des libertés, au Trocadéro (Paris), où se tenait la cérémonie officielle de la Journée mondiale du refus de la misère. Durant cette célébration, un hommage aux victimes de la misère a été rendu, suivi de plusieurs interventions artistiques et des témoignages de lutte contre les discriminations pour cause de précarité sociale.

Le Trocadéro : lieu emblématique de la Journée mondiale du refus de la misère

C’est sur le parvis du Trocadéro à Paris, où fut signée la Déclaration universelle des droits de l’homme, que le père Joseph Wresinski (1917-1988) a appelé pour la première fois à un grand rassemblement en faveur de la lutte contre la misère le 17 octobre 1987. Membre du Conseil économique et social à partir de 1979, il avait rédigé et fait adopter en février 1987 un rapport intitulé « Grande pauvreté et précarité économique et sociale ». Ce document déclare la misère comme une violation des droits de l’homme et proclame qu’il n’est pas possible de supprimer la grande pauvreté sans associer d’emblée les plus pauvres comme partenaires. Ce premier rassemblement de 1987 a institué la date du 17 octobre comme Journée mondiale du refus de la misère. Reconnue officiellement par les Nations unies le 22 décembre 1992, cette journée est devenue un rendez-vous important permettant de rassembler tous ceux qui, tout au long de l’année, refusent la misère et s’engagent avec celles et ceux qui la vivent au quotidien.