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Journée contre les violences faites aux femmes : visite présidentielle dans un centre d’accueil

25 novembre 2012 | Mis à jour le 16 avril 2014

Hébergement : un accueil renforcé des femmes

À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, dimanche 25 novembre, le président de la République, François Hollande, la ministre de l’Égalité des territoires et du Logement, Cécile Duflot, et la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, ont visité un centre d’accueil géré par l’association « FIT-Une femme, un toit », situé dans le 3e arrondissement de Paris, qui héberge de jeunes femmes victimes de violences.

Les femmes, 12 % des demandes du 115

Le président de la Réplique et le gouvernement mettent les droits des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes au cœur de toutes les politiques publiques. Concernant le secteur du logement et de l’hébergement, on note par exemple que 12 % des demandes formulées auprès du 115 émanent de femmes isolées, avec ou sans enfants. Or trop souvent, les structures d’hébergement d’urgence ne sont pas adaptées pour ce type d’accueil. Par ailleurs, la crise économique voit s’accroître le nombre de familles à la rue. Consciente de cette situation et sensibles aux difficultés particulières que rencontrent les femmes, la ministre Cécile Duflot a d’ores et déjà augmenté les capacités d’hébergement d’urgence réservées aux familles, afin de permettre un accueil de femmes avec leurs enfants.

Prendre en compte toutes les situations

La ministre souhaite renforcer le maintien dans les lieux et l’accès au logement pérenne pour les femmes victimes de violences, mais aussi de celles en détresse : séparées, chargées de famille monoparentale, femmes âgées isolées (pour qui des solutions doivent être trouvées en termes d’adaptation de l’habitat) ou en situation de précarité. La situation des parents séparés doit également être mieux prise en compte dans les règles d’attributions de logements sociaux, pour que chacun se voie proposer un logement qui lui permette d’accueillir ses enfants.

Plus globalement, la République ne peut pas être aveugle aux questions de genres. Ainsi, un volet égalité femmes-hommes dans les contrats urbains de cohésion sociale, une « approche genrée » des questions d’aménagement du territoire et d’urbanisme ou encore des études spécifiques sur la condition des femmes au sein de chaque territoire seraient des outils précieux pour guider l’action publique.

À noter : les familles monoparentales, moins bien logées

85 % des familles monoparentales sont constituées d’une mère avec ses enfants. Ces familles vivent dans des conditions plus précaires et sont encore moins bien logées que les autres. Elles se retrouvent plus souvent en situation de pauvreté (un tiers des familles monoparentales sont pauvres contre 10,8 % des couples), plus souvent logées en HLM (un tiers d’entre elles) ou dans des conditions médiocres (20 % habitent un logement où il manque une ou deux pièces) et plus de 7 % d’entre elles sont touchées par la privation de confort.

Source : Insee Première n°1195, « Les familles monoparentales, des difficultés à travailler et à se loger. », juin 2008.

Ministère des droits des femmes

Campagne Stop harcelement sexuel

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