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Hébergement d’urgence : Cécile Duflot précise son plan hivernal

26 octobre 2012 | Mis à jour le 16 avril 2014

À l’occasion de leur visite, mercredi 24 octobre, dans le centre d’hébergement d’urgence de la Mouzaia à Paris, Cécile Duflot et Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée en charge des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion, ont précisé les mesures décidées par le gouvernement pour répondre l’afflux des demandes d’hébergement.

« Le plan hivernal est mis en oeuvre de manière anticipée et accélérée. Le gouvernement a d’ores et déjà commencé à ouvrir un certain nombre de places d’hébergement d’urgence », a déclaré Cécile Duflot.

Au total, 19 000 places supplémentaires mobilisables pour cet hiver ont été identifiées (contre 15 188 places effectivement mobilisées durant l’hiver 2011-2012). En Ile-de-France, 246 places supplémentaires ont ainsi été ouvertes dès le 22 octobre. Le dispositif va monter en puissance pour atteindre 330 places ouvertes au 1er novembre. À terme, l’objectif est d’ouvrir à Paris, cet hiver, 1200 places, contre 1100 l’an dernière.

Les maraudes seront également renforcées grâce à la mobilisation des médecins réservistes de l’Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires.

Sortir de la gestion saisonnière des personnes sans abri

D’ici fin janvier, des projets territoriaux de sortie de l’hiver seront mis en place à l’issue d’une concertation associant les services de l’État, les collectivités locales, les établissements publics, les associations, les bailleurs, et bien sûr les personnes accueillies elles-mêmes.

Ces projets constituent la première étape pour sortir de la gestion saisonnière du dispositif d’hébergement, pour permettre aux personnes sans abri ou mal logées d’accéder soit à un logement classique, soit un logement avec de l’accompagnement, soit à un lieu d’hébergement pérenne.

50 millions d’euros supplémentaires pour 2012

Dès cette année, le gouvernement a débloqué une enveloppe de 50 millions d’euros supplémentaires, répartis entre les crédits de la veille sociale et de l’hébergement d’urgence (80 %) et de la prise en charge des demandeurs d’asile (20 %). La moitié de cette enveloppe va être allouée à l’Ile-de-France, où les besoins sont particulièrement pressants, et l’autre moitié sur les autres régions, en fonction de leurs besoins (efforts particuliers en Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes, Nord Pas-de-Calais, Midi Pyrénées et Picardie).

Par ailleurs, dans le projet de loi de finances 2013 actuellement débattu au Parlement, le gouvernement a fait le choix d’augmenter les moyens de l’hébergement d’urgence (+13 % par rapport à 2012).

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