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Aménagement et urbanisme

Grand Prix de l’urbanisme

Publié le lundi 2 mai 2016

Le Grand Prix de l’urbanisme, décerné par un jury international, récompense chaque année des acteurs importants de la ville et ville durable. Ce prix est également l’occasion de débattre et de dégager de nouvelles pistes pour l’avenir.

Grand Prix de l’urbanisme 2008

9 septembre 2013 | Mis à jour le 15 décembre 2014

Grand Prix de l’urbanisme 2008

Grand Prix de l’urbanisme 2008 -

débat

L’introduction de Jean-Marc Michel in extenso (PDF- 77.6 ko)


Les urbanistes face au développement durable
Ariella Masboungi, urbaniste en chef de l’État, en charge du Grand Prix de l’urbanisme


« Nul ne saurait dire précisément ce qui serait parfaitement efficace en termes de développement durable tant les techniques sont vantées puis honnies successivement. Alors comment aider les élus ? Les recettes n’existent pas ; l’écoquartier, aussi désirable soit-il, ne doit pas cacher la forêt du manque d’effort ailleurs. Les urbanistes préconisent une pensée stratégique de l’aménagement qui croise les divers questionnements portant sur toutes les échelles de l’aménagement - une pensée qui interroge d’abord les localisations, les liens avec les transports, l’organisation urbaine, les matériaux, mais surtout les modes de vie et la mixité sociale et fonctionnelle. »

L’intervention d’Ariella Masboungi in extenso (PDF- 84.8 ko)


Petite histoire de la diffusion urbaine, par Bruno Fortier
Architecte urbaniste, Grand Prix de l’urbanisme 2002


« Chacun plaide pour la densification. Densifier autour de quoi ? Densifier autour de la densification ? Dans la cité grecque ou à la Renaissance, on savait à peu près autour de quoi on voulait se rassembler. Aujourd’hui, le problème est qu’il faut donner un sens à cette densité. C’est un problème d’éthique républicaine. » (Bruno Fortier)

L’intervention de Bruno Fortier in extenso (PDF- 82.6 ko)


Nature : du sanctuaire à la ressource, par Frédéric Bonnet
Architecte urbaniste (Obras architectes).


Il est des pays (pays scandinaves, Finlande, Pays-Bas) où les terrains agricoles sont intégrés au projet urbain. Tout cela fonctionne dans une économie particulière, pas seulement dans un souci de préservation. En France, cette idée, qui est présente dans le Scot de Montpellier, commence à faire son chemin. (Frédéric Bonnet)

L’intervention de Frédéric Bonnet in extenso (PDF- 108.8 ko)


Essayer de comprendre la métropole parisienne, par David Mangin
Architecte urbaniste, Grand Prix de l’urbanisme 2008.


« Dans la seconde phase de la consultation, nous nous attacherons à proposer une stratégie pour sortir des logiques sectorielles de transports, de localisation des emplois et des quartiers dissociés qui aggravent le coût social, économique et environnemental de la vie métropolitaine. Or, il n’y a pas de fatalité de la métropole. Il s’agit de comprendre que penser par segments des ensembles de fonctions métropolitaines (réseaux, emplois diversifiés, hubs TGV et aériens, plateformes événementielles et de loisirs), accessibles en moins de 20 minutes depuis des quartiers nouveaux et des réseaux intermédiaires de déplacements doux, est la véritable méthode pour conforter et relancer Paris région Capitale. »

L’intervention de David Mangin in extenso (PDF- 107.5 ko)


Réinventer les proximités dans la ville durable, par Jean-Marc Offner
Chercheur, ancien directeur du laboratoire Techniques, Territoires et Sociétés (École nationale des ponts et chaussées).


« Pour le Grand Paris notre idée est de dire qu’en termes de fonctionnement et probablement en termes politiques aussi, il faut trouver un niveau intermédiaire entre le local et le métropolitain. Ce niveau intermédiaire, ce n’est pas les unités de voisinage à l’ancienne, ce n’est pas les villes nouvelles (avec un équilibre vertueux domicile-travail interne à l’unité), c’est du local métropolitain ou de la proximité extravertie, c’est-à-dire un système qui sait faire fonctionner un certain nombre de choses au niveau de la proximité, mais qui sait aussi que son avenir dépend du système métropolitain. » (Jean-Marc Offner)

L’intervention de Jean-Marc Offner in extenso (PDF- 94.2 ko)


L’évolution du commerce : vers des circuits plus courts en Île-de-France par Sophie Simonet, consultante.


« D’après une étude menée en 2007, pour laquelle 1 000 personnes ont imaginé leur ville idéale, il ressort que, dans cette ville idéale, l’école, les services et les commerces ne sont pas situés à plus d’1 kilomètre. Il s’agit d’une tendance lourde car l’analyse de l’évolution de l’usage de l’automobile et des transports en commun confirme cette volonté de consommer plus vite, plus rapidement. Et ce n’est pas forcément pour rester dans l’hyperproximité et l’autarcie, car se déplacer peut avoir bien d’autres buts que d’aller faire ses courses.
En l’espace de 25 ans, les consommateurs ont diminué de moitié le temps qu’ils acceptent de consacrer à leurs courses.
[...] Si on devait faire un peu de prospective. Les attentes des consommateurs pourraient se résumer de la manière suivante : moins cher, plus près, plus souvent, plus naturel et plus ludique. » (Sophie Simonnet)

L’intervention de Sophie Simonet in extenso (PDF- 110.2 ko)


De la planification au projet territorial, par Mireille Ferri
Vice-présidente chargée de l’Aménagement du territoire au conseil régional d’Île-de-France.

Vice-présidente chargée de l’Aménagement du territoire
au conseil régional d’Île-de-France.

« Avec le Grand Paris, la question aujourd’hui n’est pas de trouver le bon périmètre mais d’arriver à résoudre le conflit d’articulation des intérêts qui sont tous légitimes. Car tous les intérêts sont légitimes. Les intérêts de la proximité sont légitimes. Mais ils vont à un moment donné percuter, en toute logique - ce n’est pas quelque chose de l’ordre de l’exceptionnel - les intérêts qui vont être posés à une échelle supérieure. La vraie gouvernance aujourd’hui ce n’est pas trouver un territoire pertinent avec un joli trait sur la carte, c’est de trouver un mode d’articulation des élus, des collectivités ou des légitimités locales qui ne sont pas toutes à la même échelle. Cela paraît évident dans cette enceinte [l’auditorium de la Cité de l’architecture et du patrimoine], ça l’est beaucoup moins dans l’enceinte politique. Globalement je pense que tout le monde a des progrès à faire. » (Mireille Ferri)

L’intervention de Mireille Ferri in extenso (PDF- 89.5 ko)