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Aménagement et urbanisme

Grand Prix de l’urbanisme

Publié le lundi 2 mai 2016

Le Grand Prix de l’urbanisme, décerné par un jury international, récompense chaque année des acteurs importants de la ville et ville durable. Ce prix est également l’occasion de débattre et de dégager de nouvelles pistes pour l’avenir.

Grand Prix de l’urbanisme 2009

9 septembre 2013 | Mis à jour le 15 décembre 2014

La cérémonie du Grand Prix de l’urbanisme 2009 en hommage au lauréat, François Ascher, a eu lieu le 25 novembre 2009.

Grand Prix de l’urbanisme 2009

Grand Prix de l’urbanisme 2009 -


Les débats


- Directeur général de l’Aménagement, du Logement et de la Nature
« Au jour où l’on nous demande d’inventer la ville durable, surtout n’allons pas trop vite dans une hyper technicité de la performance énergétique ou des corridors écologiques. Sachons fabriquer de la synthèse à partir de ce qui s’est écrit, de ce qui se pense aujourd’hui, ici et ailleurs. »

- Architecte urbaniste en chef de l’État, chargée de l’organisation du Grand Prix de l’urbanisme à la direction général de l’Aménagement, du Logement et de la Nature (DGALN)
« “La recherche au service de l’action” est le thème sur lequel François Ascher a souhaité que nous menions nos débats et auquel il souhait consacrer son Grand Prix de l’urbanisme. […] Son objectif était que la recherche parle à l’action et que l’action parle à la recherche. »

Portraits croisés

- François Ascher par Georges Mercadal version
Ancien président du PCA (Plan construction et architecture)
« L’intelligence qu’avait François Ascher de la société n’était pas gratuite, elle était en vue de satisfaire son engagement pour essayer de redresser les inégalités de cette société. »

- François Ascher par Xavier Fels
Secrétaire général de l’Institut pour la ville en mouvement
« Il a fallu ce Grand Prix décerné à l’unanimité du jury pour que François Ascher, comme libéré, comme conforté, ose se dire “urbaniste”. C’est aussi beau, aussi modeste, et aussi sûr que le “Moi aussi je suis peintre” de Corrège devant un tableau de Raphaël. »

- Intervention de Mireille Apel-Muller
Déléguée générale de l’Institut pour la ville en mouvement
« Le principe de l’Institut pour la ville en mouvement est la flexibilité : aller très vite dans la réflexion, dans la construction d’une question, dans l’invention du dispositif adéquat, puis dans la prise de décision – principe qui convenait parfaitement à François Ascher. »

La métropole d’après-Kyoto : sujet de recherche et enjeu de projet

- Introduction par Alain Bourdin
Chercheur, directeur de l’Institut français d’urbanisme
« Selon François Ascher, la question du désordre climatique est l’occasion d’une relance du capitalisme autour d’un capitalisme cognitif et environnemental et, dans le même temps, l’occasion d’un redéveloppement des métropoles. L’idée centrale est que la métapole ne va pas beaucoup changer. Ce qui va changer, c’est l’économie. »

- « Les quatre villes de la métapole », extrait d’entretien avec François Ascher par Ariella Masboungi (mars 2008)

- « La métropole d’après-Kyoto », par Jean-Pierre Orfeuil
Professeur à l’université Paris VI, président du Conseil scientifique et d’orientation de l’Institut pour la ville en mouvement
« Le raisonnement le plus juste sur la mobilité consiste à reconnaître sa diversité, à reconnaître que le mode d’organisation de chacun se fait à l’échelle de la journée. Les solutions sont à trouver, non pas pour tel ou tel déplacement, mais pour une tranche de vie.

- « La métropole d’après-Kyoto », par Pierre Veltz
Chercheur, directeur de la mission de préfiguration de l’établissement public de Saclay
« L’un des messages de François Ascher est de raisonner à l’échelle métropolitaine. Aujourd’hui, nous avons très peu de raisonnements qui sont véritablement à cette échelle, et nous n’avons pas d’outils pour appréhender la grande échelle, y compris d’outils politiques. Le jour où nous aurons des acteurs forts à ces échelles décisives, nous aurons progressé. Le monde de l’entreprise a une capacité d’innover sans commune mesure avec le monde public. Nous sommes incroyablement enfermés dans un écheveau de normes et de règlements hallucinants. De ce point de vue-là, les dispositifs comme ceux que François Ascher savait inventer sont d’une extraordinaire utilité. »

- « La métropole d’après-Kyoto », par Alain Bourdin
Chercheur, directeur de l’Institut français d’urbanisme
« Il faut développer les pensées stratégiques, ce qu’on ne fait pas encore. Dans les grandes villes, comment fait-on pour organiser et partager la stratégie ?
Si on accepte l’hypothèse – on a tout à inventer –, il faut faire de la stratégie, mais aussi du réactif au quotidien et articuler la stratégie et le réactif au quotidien. »

Comprendre et organiser la ville hypermoderne

- « La liberté que François Ascher revendiquait pour les individus, pour les sociétés, pour lui-même, lui a fait explorer une ville multiforme et hétérogène qu’il qualifie de ville hypermoderne. »

- « Réflexion sur la polycentralité », extrait d’entretien avec François Ascher par AM (mars 2008)

- « Organiser l’extension urbaine », extrait d’entretien avec François Ascher par AM (mars 2008)

- Directeur du département Paysage et Urbanisme à l’école d’architecture d’Aarhus au Danemark
« Il n’y a pas de lien direct entre recherche et action mais des médiateurs qui œuvrent. »

- « Comprendre et organiser la ville hypermoderne », par Bernard Reichen, Architecte urbaniste, Grand Prix de l’urbanisme 2006, membre du conseil scientifique d’Europan
« On doit produire une offre urbaine dans laquelle on met en réseau des espaces différents avec une réduction progressive des incertitudes. Il faut avoir conscience que les effets secondaires de nos actes sont bien plus importants que les effets premiers. Ce sont eux qu’il faut essayer de comprendre ou préméditer. Notre responsabilité est d’ouvrir les possibles, ne pas fabriquer des éléments dont la fixité les condamnerait. »

- « Comprendre et organiser la ville hypermoderne », par Laurent Théry
Directeur général de la Samoa (société d’aménagement de l’île de Nantes)
« À propos de Nantes et Saint-Nazaire, François Ascher avait posé une question simple : “Que ferez-vous de mieux si vous vous associez ?” La réponse fut plus ardue. »

L’urbanisme, c’est une question de gouvernance

- « François Ascher a toujours appelé à l’urgence d’une réforme institutionnelle : élection au suffrage universel d’une instance représentative à l’échelle de l’agglomération, non cumul des mandats.

- « De la gouvernance en Île-de-France », extrait d’entretien avec François Ascher, par AM (mars 2008)

- « L’urbanisme, c’est une question de gouvernance », par Jean-Marc Offner Ancien directeur du LATTS, directeur général de l’A’urba (agence d’urbanisme et de développement de l’agglomération bordelaise)
« François Ascher était très critique vis-à-vis de la loi des riverains, de la politique du sommeil qui privilégie la défense de celui qui dort au détriment des intérêts des autres utilisateurs. »

- « L’urbanisme, c’est une question de gouvernance », par Michel Lussault Géographe, président du conseil scientifique du PUCA (Plan urbanisme, construction et architecture), président du PRES de l’université de Lyon.
« Ce qui est gênant c’est d’imposer l’univoque. La société est toujours équivoque. La gouvernance devrait s’ouvrir aux différents récits d’action. »

La cérémonie

- « La planification stratégique », extrait d’entretien avec François Ascher, par Ariella Masboungi (mars 2008)

- Chercheur, directeur de l’Institut français d’urbanisme
« La recherche selon François Ascher, c’est un risque, une aventure, un jeu sérieux avec la théorie, avec l’action, avec le savoir. C’est, dans une perspective qui doit tout aux Lumières, l’aventure joyeuse de la connaissance triomphant des bêtes de l’Apocalypse et de l’obscurantisme. »

- « Ce Grand Prix de l’urbanisme est pour moi l’occasion d’un appel particulier au monde de la recherche et aux chercheurs – qu’ils œuvrent dans des disciplines techniques au cœur du développement des technologies vertes, ou dans les sciences humaines pour nous aider à percevoir et intégrer l’impact des changements de société. […]
Tout est à repenser, tout est à refaire : nous sommes entrés dans une nouvelle ère et vous [les urbanistes] en êtes les inventeurs.
À l’aube de ce recommencement, la vision de François Ascher doit nous éclairer. »