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Aménagement et urbanisme

Grand Prix de l’urbanisme

Publié le lundi 2 mai 2016

Le Grand Prix de l’urbanisme, décerné par un jury international, récompense chaque année des acteurs importants de la ville et ville durable. Ce prix est également l’occasion de débattre et de dégager de nouvelles pistes pour l’avenir.

Grand Prix de l’urbanisme 2010

9 septembre 2013 | Mis à jour le 15 décembre 2014

Le Grand Prix de l’urbanisme 2010 a été décerné à Laurent Théry.

Grand Prix de l’urbanisme 2010

Grand Prix de l’urbanisme 2010 -

Les débats du Grand Prix de l’urbanisme 2010

Présentation des débats, par Ariella Masboungi, direction générale de l’Aménagement, de Logement et de la Nature " Le Grand Prix de l’urbanisme n’est pas simplement une médaille. On attend davantage du Grand Prix que ce qu’on lui donne. On attend qu’il fasse avancer la discipline. On attend qu’il partage son savoir, qu’il débatte."

L’art et la culture comme leviers de recomposition urbaine

Introduction par Laurent Théry, Grand Prix de l’urbanisme 2010. « La présence de l’art dans les opérations d’aménagement suppose que l’on abandonne une attitude rigide et que l’on soit à l’écoute des initiatives, des opportunités, de tout ce qui peut faire bouger les villes. […] L’urbanisme c’est donner du plaisir aux gens. »
Jean Blaise, directeur du Lieu unique et du tourisme à Nantes Métropole « Les artistes sont comme nous. Ils ne sont pas plus intelligents, pas plus sympathiques. Mais ils ont le sixième sens. Ils sont à l’avant-garde. Ils nous montrent ce que, sans eux, nous ne verrions pas. Ils relisent le territoire et le font relire au public. »

Jean Marc Ayrault, président de Nantes Métropole « Ma conception, c’est le mouvement. Il faut réinventer sans cesse.Ce qui est très intéressant c’est quand les artistes comprennent le projet politique et urbain auquel ils apportent une amplification. »


Intervention chrono-utopiste de Paul Virilio « Un projet urbain n’est pas une règle, une procédure, un cadre opérationnel. Quand on limite un projet urbain aux conditions dans lesquelles on le met en œuvre, on l’assèche immédiatement, on l’ampute, on le réduit à ce qu’il ne doit pas être. Je ne fais pas un plaidoyer contre la règle mais pour une inversion nécessaire du mode de pensée. »


De la gouvernance des projets et des institutions

Introduction par Laurent Théry, Grand Prix de l’urbanisme 2010 « Conduire des stratégies avec le découpage territorial actuel est impossible. Comment mener des politiques de l’habitat, des politiques de déplacement, des politiques économiques… ? Comment faire ? On a aujourd’hui une organisation territoriale caduque face à la question des grands territoires. On ne peut pas confondre gouvernance et gouvernement. La gouvernance doit s’adapter au projet. Et le gouvernement doit être celui de l’agglomération, légitimé par le vote au suffrage universel de son représentant. »

Paola Vigano, nominée, Grand Prix de l’urbanisme 2010 « Le projet urbain est avant tout un moment où l’on construit une conversation avec un lieu, avec une situation. C’est à partir de cette conversation que le projet peut assumer un intérêt, qu’il peut être utile, légitimé. »

Frédéric Bonnet, Obras, nominé, Grand Prix de l’urbanisme 2010 « Il y a une sorte de paradoxe entre des territoires extrêmement riches en termes de moyens, qui n’arrivent pas toujours à prendre des décisions malgré la multiplicité des visions, et des territoires très pauvres en termes de moyens qui font du « bricolage » avec très peu d’éléments de réflexion. »

Martin Vannier, géographe 
« La grande difficulté est de nous représenter à nous-même les grands territoires pour ce qu’ils sont dans leur substance, ce qu’ils sont comme processus, ce qu’ils sont comme agencement politique. La crise vient du fait que cet agencement politique ne peut pas compter sur la construction de la puissance politique au sens classique et territorial du terme. »

Christophe Priou, député-maire de Guérande « L’une des grandes forces de l’action menée à Nantes-Saint-Nazaire vient du fait que les gens ont bougé. Les directeurs et les directions ont changé tous les quatre cinq ans. On a évité que les structures deviennent consanguines. Il faut renouveler les équipes, être totalement dans le mouvement. »


Le métier du maître d’ouvrage, entre maîtrise d’œuvre et conduite politique

Introduction par Laurent Théry, Grand Prix de l’urbanisme 2010 « L’aménageur représente les fonctions nécessaires pour la transformation du territoire : ke foncier, le technique, etc. Il s’agit de l’ensemble des conditions essentielles de transformation d’un territoire physique. Le terme de maîtrise d’ouvrage urbaine est plutôt utilisé dans le cas d’opérations qui ont gagné en transversalité et en thématiques. »

Éric Bazard, directeur-général adjoint de l’Épase (Saint-Étienne) « Le statut d’établissement public permet de s’intéresser à tout. Certes nous sommes des aménageurs, mais nous faisons du développement économique et pouvons travailler sur des politiques culturelles. avons des dotations financières qui ne sont pas affectées. Ce qui nous permet dans une relecture constante de nos opérations de les affecter au fur et à mesure de l’évolution des projets. »

Sophie Schmitt, directrice de l’aménagement urbain, Sodearif « Pour simplifier, disons qu’un aménageur public est sous l’autorité politique et qu’un aménageur privé sous l’autorité économique. Ils sont tous les deux aménageurs et sont partenaires dans la fabrication de la ville. […] Un maire, s’il appelle un promoteur privé c’est parce que l’un de ses critères de choix est que l’opération ne lui coûte pas d’argent. La souplesse est réduite. Le délai est rapide. »

Michel Desvigne, nominé, Grand Prix de l’urbanisme 2010 « Nous avons affaire à des territoires d’une immense abstraction. […] Le maître d’ouvrage est vraiment important, car la « marqueterie » (découpage administrative) est vraiment inaccessible. Il nous aide à vivre dans cette marqueterie. »

Jean-Marie Duthilleul, nominé, Grand Prix de l’urbanisme 2010 « La ville, c’est une accumulation de richesses (humaine, historique, etc.) et le sujet de la ville est la mise en relation de ces richesses. Le projet urbain dépasse l’organisation spatiale. Il y a danger à focaliser sur l’organisation spatiale du projet. »

Joël Batteux, maire de Saint-Nazaire et président de la Carene « Je considère qu’il n’y a pas d’autorité politique sans expertise associée. Un bon maître d’ouvrage est un bon client qui sait où il veut aller et qui sait l’écrire dans un cahier des charges suffisamment bien organisé, qui sait aussi prévoir les pérégrinations du projet. »

Jean-Marc Michel, directeur général de l’Aménagement, du Logement et de la Nature « Je souhaite que les villes et les savoirs faire qu’elles révèlent soient au rendez-vous de la nouveauté, de l’innovation, au service des habitants de ces villes. »