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[FOCUS] Les habitants au cœur du projet de territoire

13 septembre 2013

La réforme de la politique de la ville passe par une mise en cohérence des dispositifs existants pour améliorer la vie des habitants des quartiers en difficulté. Une des pistes est de créer des projets de territoire prenant en compte tous les aspects de leur vie quotidienne.

Du contrat au projet de territoire

Cadre de vie, insertion économique, santé, logement, éducation, discriminations… Tout est lié. Souvent les quartiers en difficulté cumulent les handicaps.

Les dispositifs mis en œuvre depuis dix ans s’accumulent sans toujours être en cohérence. Par exemple, les conventions de rénovation urbaine (issues du PNRU*) traitent des travaux sur le logement et l’urbanisme alors que les contrats urbains de cohésion sociale (CUCS**) s’intéressent aux actions de cohésion sociale dans les quartiers. À cela s’ajoutent des mesures ciblées en faveur de l’emploi, de l’éducation, des activités pour les jeunes…En réalité, pour répondre au mieux aux besoins des habitants et correspondre aux réalités locales, un contrat unique permettrait d’intégrer l’ensemble des problématiques dans un même dispositif.

Cette nouvelle contractualisation ouvrirait la voie vers un projet de territoires véritablement cohérent.

L’habitant, le maire et le préfet

Pour réussir à créer de vrais projets de territoires, l’ensemble des acteurs nationaux et locaux seraient invités à l’élaborer collectivement : en premier lieu les habitants, les maires, les présidents de conseils généraux et régionaux, mais aussi les CAF, Pôle emploi, les acteurs économiques et sociaux.

La concertation doit permettre d’engager le débat sur la mise en œuvre de ce contrat unique.
- Comment mettre en cohérence projets de rénovation urbaine et actions de cohésion sociale ?
- Comment mieux mobiliser les moyens de droit commun au-delà des dispositifs spécifiques ?
- Quelles nouvelles priorités pour la politique de la ville ?
Telles sont les grandes questions du débat pour améliorer la vie des habitants des quartiers en difficulté.

Quelques chiffres clés

- 8 millions d’habitants vivent dans les zones urbaines sensibles (ZUS***)
- 42 % des jeunes actifs sont au chômage
- Un habitant sur trois vit sous le seuil de pauvreté
- Un habitant sur quatre renonce à des soins pour des raisons financières