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Emmanuelle Cosse dresse un premier bilan du plan hiver et prépare la sortie hivernale

24 février 2016

Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l’Habitat durable, s’est rendue, le 24 février, à la direction générale de la cohésion sociale (DGCS), à Paris, avec les principaux acteurs de l’hébergement et de la réinsertion sociale des sans-abris.
Objectif : faire un premier bilan du plan hiver 2015/2016 et préparer la sortie hivernale

Les moyens mis en oeuvre pour anticiper la sortie de l’hiver

La ministre du Logement et de l’Habitat durable a souligné l’importance du travail d’anticipation à prévoir avant la sortie de l’hiver qui ne pourra se faire que « progressivement » de façon « à fluidifier davantage les sorties de l’hébergement vers le logement ». Elle a également invité différents acteurs à y contribuer dont les préfets qui devront :

  • anticiper la sortie de l’hiver en systématisant l’évaluation sociale des personnes hébergées et en les orientant vers des solutions pérennes d’hébergement ou de logement,
  • faire des propositions pour éviter au maximum les remises à la rue
  • faire ce travail en concertation avec les associations et en particulier avec les Services Intégrés d’Accueil et d’Orientation [SIAO] (ces derniers doivent coordonner l’ensemble des activités de veille sociale et d’orientation vers les places d’hébergement ou de logement adaptées, à l’échelle d’un département).
  • pleinement mobiliser les bailleurs sociaux pour privilégier les solutions d’accès direct au logement autonome ou accompagné

Quand ces solutions ne seront pas suffisantes, les places hivernales pourront être pérennisées ou de nouvelles places d’hébergement créées. L’objectif est que bien que personne ne se retrouve sans solution à la sortie de l’hiver. Selon Emmanuelle Cosse, il est donc essentiel d’accélérer le développement d’une offre de logement adaptée aux besoins des personnes en difficultés.

Une mobilisation d’une ampleur inédite

Depuis le 1er novembre 2015, les préfets ont mobilisés 10 000 places supplémentaires (qui s’ajoutent aux 110 000 places pérennes ouvertes toute l’année) pour faire face aux besoins d’hébergements accrus pendant la période hivernale.

Dans une logique de rupture avec la gestion saisonnière de l’hébergement, ces places ont été ouvertes en fonction des besoins et non des seules températures et le plus souvent au sein de centres spécialisés offrant un accueil et un accompagnement social de qualité (le recours à des bâtiments de type gymnases ou casernes a été très limité).

Les services de l’Etat ont aussi, pendant toute cette période, renforcer les maraudes, afin que les associations puissent aller vers les sans-abris sans attendre qu’ils fassent appel au 115.



Crédits photo Une : Arnaud Bouissou/MEEM-MLHD.