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Discours de Sylvia Pinel au Colloque de l’Observatoire régional du foncier (ORF)

17 juin 2014

Le foncier à l’heure du Grand Paris : quelles urgences ?

Monsieur le président, Monsieur le préfet de région, Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames, Messieurs,

Je veux vous remercier chaleureusement pour votre invitation qui me donne ainsi l’occasion de m’adresser à vous ce matin.

Mon propos sera relativement bref car je ne voudrais pas abuser de votre patience et de votre attention après une matinée qui, j’en suis sûre, a déjà été très dense en informations et très riche en débats comme j’ai pu le constater pour avoir assisté à la fin de votre table ronde.

Je tiens néanmoins à vous livrer, en quelques mots, la perception qui est la mienne des enjeux propres au logement en Ile-de-France et à vous dire comment, nous entendons y répondre.

Votre présence très nombreuse illustre en tous cas l’importance que vous accordez à ce sujet et démontre bien l’attente qu’il suscite auprès de tous ceux qui concourent, de près ou de loin, à la politique du logement au sein de la région capitale.

Jamais, sans doute depuis l’après-guerre, l’attente de nos concitoyens en la matière n’aura été aussi forte ; jamais l’exigence d’une action claire, volontaire et concertée de tous les acteurs publics pour y répondre n’aura été aussi impérieuse.

Toutes les enquêtes le démontrent : après l’emploi, le logement est la préoccupation première des Français. C’est particulièrement vrai en Ile-de-France, région qui concentre à la fois le plus de richesses et le plus de disparités territoriales. La ministre de l’égalité des territoires que je suis ne peut y être insensible, tant l’attractivité d’une région doit aller de pair avec sa cohésion sociale et spatiale.

Les phénomènes constitutifs de la crise du logement à laquelle nous sommes aujourd’hui confrontés sont connus de tous et ils ne datent pas d’hier.

L’envolée des prix de l’immobilier depuis 10 ans - envolée sans commune mesure en Ile-de-France comparée aux autres régions françaises – a peu à peu interdit l’accès à la propriété aux jeunes ménages, aux familles modestes et aux classes moyennes.

Sauf à bénéficier d’un patrimoine personnel ou à s’expatrier de plus en plus loin du cœur de l’agglomération avec les conséquences connues d’un tel éloignement : allongement des temps de transports, vulnérabilité énergétique, difficulté d’accès aux équipements et aux services publics, consommation d’espaces naturels qui nuisent à l’environnement et à la biodiversité…

Le nombre insuffisant de construction de logements neufs, pour répondre en particulier à l’essor démographique de la région capitale et à la tendance à la décohabitation des ménages, n’a fait qu’accentuer cette tendance, entrainant hausse des tarifs des loyers dans le parc privé et raréfaction de la rotation des locataires dans le parc social.../...

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