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Discours d’Emmanuelle Cosse lors de l’inauguration du pavillon français

2 juin 2016

Biennale de l’architecture - Inauguration du pavillon français

Monsieur le Président de la biennale,
Monsieur le Président de l’Institut français,
Madame la directrice générale,
Madame, Monsieur les commissaires du pavillon français,
Monsieur le directeur général du patrimoine,
Madame la directrice de l’architecture,
Madame la Ministre conseillère,
Mesdames, Messieurs les Mécènes,
Mesdames, Messieurs,
Chers amis de l’architecture et de l’urbanisme,

C’est un grand plaisir et un grand honneur pour moi d’être à vos côtés aujourd’hui et je tiens à excuser l’absence de ma collègue Audrey AZOULAY, Ministre de la culture, qui n’a pu nous rejoindre et aurait souhaité être parmi nous pour ce moment important.

1. C’est ma première visite à la biennale de Venise et je suis heureuse de la faire dans cette édition placée sous le signe de l’engagement

Notre monde est confronté à des mutations majeures :
- Les dérèglements climatiques
- L’explosion des inégalités
- L’expansion du monde urbain et la multiplication des mégapoles
- La massification de déplacements de populations qui fuient la guerre et la misère. Les réfugiés d’aujourd’hui sont déjà politiques autant que climatiques et économiques.

Ce sont des défis à relever collectivement, tant pour protéger nos biens communs que pour préserver le vivre-ensemble.
C’est nécessaire à l’échelle planétaire, c’est indispensable à l’échelle des Etats et c’est à notre portée immédiate à l’échelle locale.

C’est dire si la biennale 2016 de l’architecture tombe bien… et résonne avec notre contemporanéité. Elle est un véritable acte d’engagement pour l’avenir :
- Dans sa volonté de traiter des besoins premiers des citoyens : se loger, se déplacer, se soigner, apprendre, partager, réconcilier les territoires (ville/campagne), réconcilier les cultures et les peuples
- Dans son attention à renouveler l’existant, lui donner un nouveau souffle, construire la ville sur la ville, en y gardant la mémoire de ce qu’elle fut.
- Dans sa promotion des initiatives qui « prennent soin » : pour accueillir dignement, pour faciliter l’intégration, pour améliorer la qualité de vie des habitants : finalement, faire vivre la multitude.

Le discours d’Emmanuelle Cosse dans son intégralité : Biennale de l’architecture - Inauguration du pavillon français (PDF- 123.9 ko)