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Connecter les agriculteurs, les territoires et les citoyens

13 novembre 2013 | Mis à jour le 16 avril 2014

Cécile Duflot, Stéphane Le Foll et Fleur Pellerin ont présenté mercredi 13 novembre, trois initiatives exemplaires de mise en relation des agriculteurs et de la restauration collective. Le Président de la République a fixé le cap : atteindre 40% de produits de proximité dans la restauration collective à l’horizon 2017.

Initiées au niveau local, « Agrilocal », « Mes produits en ligne », « Manger bio, ici et maintenant », constituent un ensemble d’actions exemplaires pouvant aussi bien susciter l’intérêt des agriculteurs et des producteurs, que celui des créateurs de réseaux et de plateformes multimédia. Chacune à leur manière propose de rapprocher producteurs et consommateurs tout en redynamisant les territoires ruraux.

« Les circuits courts font partie de la palette d’outils que nous devons mobiliser au service de l’égalité des territoires. Les initiatives qui sont mises en avant aujourd’hui permettent en effet de pérenniser la diversité et la vitalité territoriale qui font la force de notre pays »
Cécile Duflot

Favoriser la cohésion sociale et le développement écolomique local

À l’heure où 71% des consommateurs français souhaitent contribuer, par l’orientation de leurs achats, au soutien de produits régionaux, la restauration collective a un rôle majeur à jouer vis à vis de l’approvisionnement de proximité, garant de la diversité des produits, du respect de leur saisonnalité, et du développement économique et social des territoires ruraux.

"Le développement des circuits courts c’est aussi partager et faire connaître les spécificités d’une culture agricole, d’un terroir de production. C’est favoriser l’échange entre les producteurs et les consommateurs, d’un même territoire. En ce sens je pense même que ces plateformes que vous mettez en place sont des ferments pour la cohésion sociale."
Cécile Duflot

Avec 3 milliards de repas servis chaque année, 73 000 restaurants et 17 milliards d’euros de chiffre d’affaires, la restauration collective représente aujourd’hui un enjeu alimentaire national.

« Les circuits courts, ce sont aussi et surtout des bénéfices locaux directs et concrets, qui sont autant d’opportunités de développement dont peuvent se saisir les territoires. Rapprocher ainsi les producteurs et les consommateurs, c’est un formidable moyen de garder autant que possible la richesse produite sur le territoire concerné. Au bénéfice tant des acteurs économiques locaux que des habitants et consommateurs. »

« Je crois aussi beaucoup aux bénéfices de ces systèmes en matière de création d’emplois. Ce modèle facilite le développement d’exploitations plus intensives en emplois. En soutenant les circuits courts agricoles, on soutient donc aussi la création d’emplois non délocalisables, ancrés dans les territoires. »
Cécile Duflot

Diffuser et encourager Les initiatives

Sur la base du volontariat, les ministères concernés proposeront à tous ceux qui veulent y participer, la mise en place d’un groupe de travail visant à stimuler et amplifier ces initiatives.

« Je crois aussi que nous devons réfléchir à comment élargir cette façon de produire et de consommer à d’autres domaines que celui de l’agriculture et de la restauration collective. Les acteurs présents aujourd’hui démontrent qu’il est possible de proposer un modèle de développement économique plus soutenable et bénéfique pour nos territoires. Je pense pour ma part que cela peut s’appliquer à d’autres domaines ou d’autres types de productions, de services. »
Cécile Duflot

Agrilocal
Développé par le Conseil général de la Drôme en partenariat avec la Chambre d’agriculture, ce portail permet aux agriculteurs locaux d’entrer, gratuitement, en relation directe avec les acheteurs, dans le cadre d’un marché adapté à leurs besoins. Aujourd’hui, 132 agriculteurs sont répertoriés sur ce site, sur les 6 400 exploitations identifiées. Agrilocal, développé également depuis un an dans le Puy-de-Dôme, connaît des perspectives de développement exceptionnelles avec une ouverture au secteur artisanal. Sa mutualisation avec une trentaine d’autres départements français est envisagée dans le cadre d’une association nationale. Agrilocal part du besoin de l’acheteur en lui offrant une photographie instantanée des fournisseurs de proximité et de la disponibilité de leurs produits. Chaque producteur dispose d’une page personnelle pour mettre en valeur ses produits et son entreprise. En savoir plus

Mes produits en ligne
Mes produits en ligne met à disposition des producteurs un outil de création de site Internet, qui permet de valoriser les productions de chacun. Le logiciel, s’adresse tant aux agriculteurs qui souhaient créer une boutique individuelle en ligne qu’à un groupe d’agriculteurs. Il leur permet notamment de gérer leur stock en ligne et de bénéficier d’un service d’aide à la comptabilité. Les cibles peuvent être des consommateurs ou des professionnels (restauration collective, distribution, etc.) En savoir plus

Le réseau des plateformes bio et locales
Dans une logique de valorisation, de mutualisation et d’essaimage, la FNAB a créé un réseau des plateformes bio et locales dont l’objectif est de faciliter les démarches pour manger bio local en restauration collective. La plupart de ces plateformes utilisent le logiciel "panier
Local", un outil performant pour la prise de commande du client à la comptabilité du producteur. Les gestionnaires des cantines peuvent ainsi effectuer leur commande en un clic.
Certaines de ces plateformes se sont regroupées en association indépendante, coordonnée au niveau national par la FnaB. L’association Manger bio ici et maintenant (MBIM) compte ainsi quinze plateformes développées sur l’ensemble du territoire. Le but : professionnaliser l’ensemble du réseau et mutualiser les bonnes pratiques. En savoir plus