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Conférence environnementale : la rénovation énergétique de l’habitat au cœur de la transition écologique

21 septembre 2013 | Mis à jour le 16 avril 2014

Durant la deuxième Conférence environnementale, qui s’est tenue les 20 et 21 septembre 2013, Cécile Duflot, ministre de l’Égalité des territoires et du Logement, a co-présidé une table ronde consacrée au thème « Emploi, formation et transition écologique ».
L’objectif était d’élaborer collectivement des propositions d’accompagnement des filières et des territoires dans leur évolution vers la transition écologique et énergétique. La filière du bâtiment, porteuse d’emplois non délocalisables, et les filières traditionnelles qui évoluent vers une meilleure prise en compte de l’environnement ont été largement évoquées.

La professionnalisation de la filière du bâtiment et de la construction, et la montée en compétence des entreprises et des artisans sont un élément essentiel du plan de rénovation énergétique de l’habitat : c’est la garantie que les travaux de rénovation qui seront faits seront de qualité et permettront de réaliser les économies d’énergie attendues.

La filière du bâtiment est face à un défi ambitieux, pour que soient atteints les objectifs de construction (500 000 logements/an) et de rénovation énergétique (500 000 logements/an) assortis de leurs exigences qualitatives : RT 2012 pour le neuf, et réduction de la consommation d’énergie de 38 % dans le bâtiment d’ici à 2020.

Des mesures concrètes pour accompagner et former les professionnels

Le Gouvernement a déjà pris plusieurs décisions en faveur de la professionnalisation de la filière. En mai dernier, le renouvellement pour 2013 du partenariat FeeBat entre l’État, les fédérations du bâtiment et les acteurs du secteur de l’efficacité énergétique va permettre la formation de 11 000 artisans et entreprises du bâtiment aux économies d’énergie.

Un deuxième volet est engagé, avec le choix, annoncé en juillet 2013, de conditionner l’aide publique – l’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) et le crédit d’impôts développement durable (CIDD) – au recours à des professionnels se prévalant des signes de qualité « RGE ». Cette obligation, qui entrera en vigueur pour des travaux réalisés à compter du 1er juillet 2014, stimulera la demande d’entreprises de qualité et incitera les professionnels à suivre une formation spécifique pour obtenir la certification et monter en compétences.

La table ronde a débouché sur l’idée d’un partenariat avec les organisations syndicales et professionnelles pour bâtir un plan de développement de l’emploi et d’adaptation des qualifications, et pour accompagner les entreprises et artisans dans l’évolution des compétences liées à la transition écologique. Le développement et la valorisation des circuits courts seront pris en compte, tout comme l’intégration des filières bio-sourcées.

La filière bois en particulier fera l’objet de propositions dédiées au développement des compétences. Cet objectif sera intégré au plan national bois en cours d’élaboration par les ministères du logement, de l’agriculture, du redressement productif, et de l’écologie. Le plan proposera plusieurs mesures pour déployer la filière bois, de l’amont à l’aval, pour l’ensemble des ses usages : construction, bois énergie, etc…

Le développement d’un plan similaire dans le secteur de l’efficacité énergétique active, visant à développer les réseaux intelligents à l’échelle d’un quartier, ou la domotique d’assistance à la maîtrise des consommations d’énergie des bâtiments sera mené dans les mois à venir.

La transition écologique, soutien à l’activité et à l’emploi :
Les « éco activités » sont en plein développement et porteuses de nombreux emplois (455 600 emplois en 2011, soit une progression de 6,7% par rapport à 2010). Ces activités représentent non seulement de nombreuses créations d’emplois, mais elles constituent également un gisement d’emplois nouveaux : activités de rénovation thermique, de l’efficacité énergétique, des énergies renouvelables, des réseaux intelligents, des transports propres, de l’économie circulaire, de l’eau, de l’écologie industrielle, de la biodiversité et du génie écologique. Dans le cadre du plan de rénovation énergétique de l’habitat, les perspectives de création et de maintien de l’emploi sont ainsi évaluées à 75 000.