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1949-1964 : la Cité radieuse à Marseille

10 juin 2014 | Mis à jour le 24 juillet 2014

Tous les mois, retrouvez un nouveau sujet illustré par les photographies issues de la photothèque du ministère du Logement et de l’Égalité des Territoires. Au mois de juin, halte à Marseille, et visite de la Cité radieuse de le Corbusier grâce à des photos d’archive datant de 1949 à 1964.


Les rendez-vous du patrimoine : 1949-1964 : la Cité radieuse à Marseille


Ecole maternelle, jardin de la Cité radieuse. Implantée tout en haut, sur la terrasse, avec les équipements sportifs, l’école est restée publique après la mise en vente des logements et équipements collectifs entre 1954 et 1959.

Crédits : Henri Salesse - MLET / septembre 1953


Vue générale de la terrasse avec la cheminée monumentale et la piscine.

Crédits : MLET / 1964


Conçue comme un village-jardin, la Cité radieuse fait la part belle aux espaces verts : le principe d’un habitat vertical concentré devait permettre de libérer de l’espace pour les jardins.

Crédits : Willy Ronis - MLET / juillet 1952

Chantier de la Cité radieuse

Crédits : Verdu - MLET / 3 décembre 1949


Le concept d"’unité d’habitation conforme" d’abord expérimenté à Marseille, se déclinera à Briey- en-Forêt, Rezé, Firminy et Berlin. Mais si le succès social est avéré, un accueil critique hostile ne permettra pas l’industrialisation du bâtiment.

Crédits : Verdu - MLET / 3 décembre 1949


La salle de séjour d’un appartement témoin, toujours en communication avec la cuisine-bar, vue de l’étage supérieur du duplex.

Crédits : Verdu - MLET/ 3 décembre 1949


Eugène Claudius-Petit, ministre de la reconstruction, en 1949, sur le chantier de la Cité radieuse qu’il inaugurera en 1952. Il évoquera dans son discours un Le Corbusier qui "apporte une solution nouvelle à ce problème du logement et transforme l’habitat en un véritable service public".

Crédits : Roux - MLET / décembre 1949


La cheminée monumentale de la Cité radieuse captée pour le ministère par Willy Ronis qui contribue à lui donner son allure de paquebot urbain.

Crédits : Willy Ronis - MLET / juillet 1952


Les équipements sportifs de la terrasse de la Cité radieuse : ici les stalles.

Crédits : Willy Ronis - MLET / juillet 1952


Le chemin de ronde de la terrasse de la Cité radieuse, côté sud-ouest, qui offre une vue panoramique de la ville et des montagnes environnantes.

Crédits : Willy Ronis - MLET / juillet 1952

Façade de la Cité radieuse

Crédits : MLET / 1964


Des enfants devant la façade de la Cité radieuse, rythmée par les loggias, les brise soleil et les couleurs.

Crédits : MLET / date inconnue


Détail de la façade de la Cité radieuse sur fond de verdure et lauriers rose. En libérant de l’espace grâce au volume des bâtiments Le Corbusier voulait ouvrir les appartements sur des parcs.

Crédits : MLET / date inconnue


L’étage terrasse de la Cité radieuse et ses équipements sportifs avec vue panoramique sur la cité phocéenne.

Crédits : MLET / 1964


La terrasse de la Cité radieuse, ses équipements sportifs et sa piscine.

Crédits : MLET / 1964


La façade de la Cité radieuse avec, au premier plan, un autocar et des véhicules de tourisme.

Crédits : Henri Salesse / MLET/ septembre 1953

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1542

1945. La France sort de la guerre. La pénurie de logements sociaux est dramatique. La Cité radieuse de Le Corbusier à Marseille, conçue à la demande du ministre de la Reconstruction entre 1944 et 1946, Raoul Dautry, s’inscrit dans ce contexte.

Fruit d’années de recherches de l’architecte, ce village jardin vertical, édifié entre 1947 et 1952, se veut une réponse nouvelle au problème du logement collectif : créer « un phénomène social productif dans lequel l’individuel et le collectif s’équilibrent dans une juste répartition des fonctions de la vie quotidienne ». (Le Corbusier). Soit une sorte de « paquebot urbain » sur pilotis de 137 mètres de long, 24 mètres de large et 56 mètres de haut, sur 18 niveaux ; 337 logements de 23 types différents séparés par des rues intérieures, et une série d’équipements collectifs, école maternelle, commerces, bureaux, hôtel et toit terrasse qui abrite gymnase, aire de jeux et théâtre de plein air.

L’appartement type est un duplex traversant est / ouest, doté d’une loggia « brise-soleil » et qui prend des airs de villa suspendue.
Malgré les attaques et polémiques qu’a suscitées cette « unité d’habitation », le succès est immédiat. Classé monument historique en 1986 puis 1995, ce laboratoire social attire toujours les touristes.