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104 nouveaux venus dans le Club PLUi

29 mai 2015 | Mis à jour le 16 novembre 2015

Le Club PLUi accueille 104 nouveaux lauréats de l’appel à projets PLUi 2015. Ces établissements publics de coopération intercommunale vont être soutenus financièrement par l’Etat et vont échanger sur la mise en œuvre des politiques d’urbanisme à l’échelon intercommunal.


Les 104 nouveaux lauréats de l’appel à projets PLUi 2015 seront soutenus financièrement par l’État dans l’élaboration ou la révision de leur PLUi (plan local d’urbanisme intercommunal). Ces établissements publics de coopération intercommunale seront également membres du club PLUI, instance partenariale, avec notamment l’association des maires de France, l’assemblée des communautés de France et l’association des communautés urbaines de France, qui favorise la mise en réseau et qui les accompagne tout au long de la démarche.

110 candidats supplémentaires


Le nombre important de candidatures en 2015 - 110 de plus qu’en 2014, soit 150 candidats - témoigne d’une intensification des démarches de PLUi sur l’ensemble du territoire.


Depuis 2010, le ministère a mis en place un soutien annuel pour accompagner financièrement les intercommunalités élaborant un PLUi. Cette aide s’ajoute à la part de la dotation globale de décentralisation dont bénéficient par ailleurs toutes les collectivités qui élaborent un document d’urbanisme. Les bénéficiaires ont des profils variés puisqu’on dénombre, pour ces cinq premières années, 84 % de communautés de communes, 9 % de communautés d’agglomération et 7% de communautés urbaines.

Qui sont les 104 lauréats ?


En 2015, 104 établissements publics de coopération intercommunale vont être aidés financièrement par l’État dans l’élaboration ou la révision de leur PLUi. 
Répartis sur 21 régions, une soixantaine de départements et 1 426 communes, ils représentent plus de 2 millions d’habitants. 36 d’entres eux sont des petites communautés de communes de moins de 10 000 habitants.

Le club PLUi vu par un élu de PICARDIE : une grande richesse humaine


Jany Froissart, Vice-président de la communauté de communes du Val de Noye (Picardie) et membre du Club PLUi.

Pourquoi avez-vous rejoint le Club PLUi ?


La Communauté de Communes a choisi de mettre en place un plan local d’urbanisme intercommunal en 2012, après avoir réalisé son projet de territoire intitulé "Le Val de Noye dans 15 ans".


A une échelle plus large, dans le Pays du Grand Amiénois, onze EPCI sur douze sont désormais engagés dans la planification intercommunale. Il m’a donc semblé important de mettre en réseau ces territoires, pour inciter au partage d’expériences et à la mutualisation de moyens. Le Club PLUi répond à ces enjeux.

Comment cet accompagnement vous a-t-il aidé dans votre démarche de PLUi ?


Membre du Club PLUi national, nous avons, dès le début, bénéficié des apports méthodologiques et des outils indispensables à la mise en œuvre de la démarche novatrice et fortement engageante.
D’autre part, la mise en réseau des acteurs de la démarche de PLUi nous a permis de développer des outils adaptés aux spécificités locales, de s’associer à l’importante diversité d’acteurs qui compose le Club (autres communautés, ministère, CEREMA, agences d’urbanisme, CAUE, conseil régional etc…)

Comment évoquez-vous la démarche PLUi avec les habitants ?


L’information est l’une des conditions de réussite d’un tel projet : nous avons créé un site internet dédié, nous distribuons un journal dans chacune des maisons des 26 communes de l’intercommunalité, les écoles sont également invitées à travailler avec nous...
Une exposition est en cours dans chaque commune, avec notamment des cahiers d’enjeux à disposition des visiteurs.
En septembre, à l’occasion des Journées du Patrimoine, nous organiserons un week end complet d’animations diverses sur tout le territoire.

Lors du séminaire, vous allez rencontrer les représentants d’une centaine d’EPCI. Quel message souhaitez-vous leur transmettre ?


J’ai envie de leur dire, qu’un projet de ce type, même s’il est lourd et engageant, s’inscrit aujourd’hui dans une logique de prospective et de construction qui permettra un développement cohérent et équilibré de nos territoires.
Si envisager nos territoires à 10 ou 15 ans n’est pas un exercice facile, la méthode de construction collaborative est d’une richesse humaine telle que les difficultés y sont fortement atténuées.